Le pôle de services publics d’Aunis Atlantique se situe sur la commune de Ferrières, dans la future extension de la zone d’activités de l’Aunis. Ce projet conduit par la Communauté de Communes répondait à la volonté de regrouper sur un même lieu, doté d’une forte accessibilité, plusieurs services publics.

Le bâtiment répond au cahier des charges « Bâtiment du futur » de la Région Nouvelle-Aquitaine. Il a ainsi fait l’objet d’une réflexion environnementale performante globale pour prendre en compte sa performance énergétique tout comme son empreinte carbone. L’eau, la biodiversité et les mobilités ont également été des enjeux forts du projet.

Un bâtiment innovant

Un lieu de mutualisation, central et accessible

Le Pôle de services publics d’Aunis Atlantique est le premier bâtiment d’une nouvelle zone d’activités située dans la prolongation de la zone commerciale de l’Aunis à Ferrières.  Il est directement relié à l’échangeur réalisé en 2022 par le Département 17 de la Charente Maritime. Ce bâtiment de 2 225 m² sur une parcelle de 8 895 m2 répond à la volonté de mutualiser, sur un même lieu, plusieurs services publics.

Il réunit :

  • le siège de la Communauté de Communes (60 postes)
  • le nouveau Service de gestion comptable des Finances publiques (26 postes)
  • le siège social de l’office de tourisme, Le Comptoir Local (6 postes)
  • les antennes du Parc naturel régional du Marais poitevin (4 postes) et de la Chambre d’Agriculture de Charente-Maritime – Deux-Sèvres (4 postes)

soit une centaine de postes de travail.

Toutes les possibilités de mutualisation ont été exploitées, notamment un accueil commun des publics et la mutualisation des espaces de réunion, et de restauration, les locaux techniques et de stockage, le local vélo et les espaces de stationnement.

En face du bâtiment, un espace de stationnement mutualisé et un pôle d’échange multimodal permettra la connexion des différents modes de déplacement (voies douces, aire de covoiturage, bornes de chargement de véhicules électriques, stationnements vélo, arrêt de bus).

De nouvelles activités artisanales et tertiaires seront à terme accueillies dans ce nouvel aménagement pour lequel les espaces végétalisés et les mobilités douces ont été placés au cœur du projet.

Calendrier et mise en oeuvre

  • 2018 : Études programmatiques
  • Juin 2019
    Choix de l'équipe de maîtrise d'œuvre sur concours
  • Juillet 2020
    Dépôt du permis de construire
  • Mai 2021: Choix des entreprises
  • Juin 2021: Début des travaux
  • Mars 2023 : Réception du bâtiment
  • Avril 2023 : Emménagement des agents

Un lieu exemplaire en terme environnemental

Le bâtiment répond au cahier des charges « Bâtiment du futur » de la région Nouvelle-Aquitaine. Il a ainsi fait l’objet d’une réflexion environnementale globale pour prendre en compte la performance énergétique du bâtiment tout comme son empreinte carbone. Son niveau de performance se mesure par la labélisation E3+ / C2 soit une consommation d’énergie inférieure à 25 KWhep/m2 et une émission de carbone inférieure à 800 kgeq CO2 / m2.

Pour répondre à cet objectif, le bâtiment présente une isolation paille et une ossature bois, des enduits à base de terre, une conception bioclimatique autour de l’inertie, la ventilation naturelle et le traitement solaire des façades par une treille végétalisée, des panneaux photovoltaïques en toiture, une récupération des eaux pluviales.

Performance énergétique

La performance énergétique du bâtiment le projette sur le respect du nouveau décret tertiaire à l’horizon 2050 minimum. Cette performance est le résultat d’une gestion technique centralisée, d’une très forte isolation, d’un système de chauffage et de ventilation performants.

La production d’énergie renouvelable produite par la centrale photovoltaïque de 43 kWC installée en toiture aliment le bâtiment et la pompe à chaleur.

108 panneaux sur une surface de 190 m2 pour une production de 52 500 kW par an soit 78% de la consommation prévisionnelle du bâtiment.

Le système de chauffage est produit par une pompe à chaleur air/eau et distribué par un ensemble de poutres climatiques. Un système de rafraichissement dit adiabatique des locaux se fera par injection d’eau sur l’air neuf introduit dans les locaux.

Une gestion technique centralisée

Afin d’atteindre la performance visée, une gestion technique centralisée permet d’automatiser la gestion des services et notamment la régulation du chauffage et de l’éclairage.

Grâce à un ensemble de compteurs et de capteurs de température et de CO2, il est possible de relever et de suivre en continu la performance et le confort du bâtiment.

Pour sensibiliser les usagers, des thermostats servant à réguler le chauffage affichent un icone matérialisant leur niveau de participation aux économies d’énergie.

Dans l’ensemble du bâtiment, l’éclairage est géré de façon automatique grâce à des détecteurs de lumière et de présence.

Le système de réservation des salles de réunion est couplé au chauffage pour traiter thermiquement les espaces à occupation passagère uniquement quand il y en a besoin.

La conception bioclimatique

La conception bioclimatique du bâtiment pour faire des économies d’énergie et offrir un maximum de confort aux usagers passe par plusieurs leviers et étapes : le traitement solaire des façades, l’utilisation des matériaux biosourcés, le patio bioclimatique et le système de ventilation.

Le patio situé au cœur du bâtiment agit comme un espace tampon pour augmenter le confort dans l’ensemble du bâtiment pendant les périodes chaudes. Il est équipé d’un brasseur d’air pour faciliter les échanges d’air, d’un système de brumisation et la ventilation naturelle est permise par l’ouverture des vitres positionnées en partie haute.

L’utilisation des matériaux biosourcés (le bois, la paille, le chanvre et la terre) sont des éléments centraux de la conception bioclimatique du bâtiment. Ils permettent au global d’expliquer le faible bilan carbone du bâtiment.

L’ossature bois et l’isolation paille procurent au bâtiment une excellente performance thermique et une sensation de confort. L’enduit à base de terre projeté sur la paille permet une régulation hygrothermique et hygroscopique.  L’isolation complémentaire utilisée sur les murs béton est de la laine de chanvre positionnée sur l’extérieur entre le mur et le bardage en bois.

L’eau et la biodiversité

La récupération des eaux de pluie de toiture se fait dans une cuve de 30 m³ qui permet de couvrir les usages des sanitaires, l’arrosage des plantes situées dans le patio et à l’accueil ainsi que les plantes grimpantes sur la treille.

La gestion des eaux pluviales est valorisée par un parcours aérien et végétal : succession de canaux, noues et bassin paysager afin de stocker et infiltrer les eaux sur la parcelle pour une pluie de référence trentennale.

Dès que possible, les matériaux choisis sont perméables, pour limiter le ruissellement des eaux pluviales et garantir une infiltration optimale.

Un bâtiment témoin pour les techniques d’éco construction

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce bâtiment la Communauté de Communes a engagé un partenariat avec les acteurs des filières utilisant les matériaux biosourcées pour la construction et notamment la filière paille, nouvellement structurée au niveau régional.

Tout au long du chantier, des visites ont été organisées à destination des élus et des professionnels du bâtiment pour faire la démonstration des techniques utilisées. Plusieurs temps forts ont ainsi permis de montrer l’intégration des bottes de paille dans les murs à ossature bois ou encore la projection des enduits naturels à base de terre et de chanvre.

A terme l’objectif est de favoriser la structuration de ces nouvelles filières durables et innovantes sur le territoire de la Communauté de Communes.

Etudes et programmation

La mission de programmation a été réalisée par le groupement :

  • ACOBA, en charge de la programmation fonctionnelle
  • LESS IS MORE, spécialiste de la conception environnementale

Maîtrise d’oeuvre

La procédure de concours a permis de sélectionner l’équipe de maîtrise d’oeuvre suivante :

ALTERLAB / ART’CAD / SETTEC / ARCABOIS / CLIMAT CONSEIL / GANTHA / ERIC ENON dont le mandataire est ALTERLAB à La Rochelle.

Financeurs

• Bâtiment
DSIL – Contrat de ruralité :
722 134,00 €
DETR : 640 120,00 €
REGION (Etudes et travaux HQE) :
→ Etudes : 22 750,00 €
→ Travaux : 300 000 €
Coût du projet HT : 5 500 000 €
dont travaux : 4 700 000 €

• Aire de stationnement multimodale
Département 17 :
126 615 €
FEDER :
200 000€ (demande en cours)
Coût du projet HT :
740 637 €

Contact

Service études et travaux

Horaires

Du lundi au
vendredi  :

9h-12h
et 14h-17h